Les femmes et les enfants sont les grandEs perdants de la crise humanitaire qui sévit en RDC. Comme arme de guerre et outils de perturbation des communautés, les groupes « rebelles » et les différentes forces armés présentent dans le pays utilisent le viol. Comme l’indique L’Observatoire internationale de l’usage du viol comme tactique de guerre, « le viol est organisé et programmé dans le but de détruire non seulement la victime individuellement mais également les communautés. Le viol renverse les liens sociaux et familiaux. En dispersant les individus, il perturbe l’organisation même de la société » (voir vidéos 1-2-3)
En plus de ce phénomène, nous retrouvons la situation des enfants-soldats. En effet, les différents groupes et forces armés en RDC recrutent des enfants afin qu’ils rejoignent leurs rangs (le recrutement est particulièrement fort à l’Est du pays); il se chiffre en milliers (au plus fort du conflit, on en comptait environ 30 000). Ces enfants sont utilisés comme combattants, esclaves domestiques et sexuelles (voir vidéos 1-2-3).
Une autre conséquence des violences est le nombre de déplacéEs à l’intérieur du pays. En date de 2011, Amnestie Internationale comptait près de deux millions de déplacéEs. Ils et elles fuient les violences et l’intimidation des différentes forces armées.
Dans les zones d’exploitation, on retrouve plusieurs cas de travail forcé et de travail d’enfants. Ceci est très présent dans les zones minières contrôles par les forces armées, où le travail forcé y est endémique. Travaillant dans des conditions extrêmement précaire (aucun équipement de base et un environnement non-sécuritaire, où glissement de terrain et d’effondrements sont élevés), ces travailleurs font faces à de nombreux problèmes de santé : asthme, tuberculose, les déformations musculaires et osseuses chez les enfants et plusieurs autres. En plus du travail dans les mines, le travail forcé est répandu aux tâches diverses directement liées à l’extraction et au commerce des minerais; par exemple : creuser les mines, assurer le transport, le trie et la vente des minerais, le travail domestique ou encore la prostitution (chez les femmes). La majorité de ces travailleurs et travailleuses sont mobiliséEs de forces par les groupes armés (articles à consulter 1-2)
Et nous dans tout ça?